Ia orana !
Si vous venez à Bora Bora un jour et que vous n'avez le temps, l'argent ou la motivation de faire qu'une seule activité, ou si vous ne savez pas par où commencer, c'est bien celle là qu'il faut choisir. Il s'agit de l'activité la plus populaire, et pour l'avoir faite, il faut dire que c'est avec raison.
On vient vous chercher en bateau, et derrière la barre, un guide polynésien en tenue traditionnelle. En paréo donc. La grande classe. Pour notre excursion, nous étions les premières personnes récupérées. On a donc commencé par aller chercher tous les autres participants aux quatre coins de l'île. On a parfois eu un peu d'avance avec les différents arrêts, et on a pu profiter de la vie à bateau sur le lagon bleu azur.
On a bien eu un petit coup de stress en voyant les premières gouttes de pluie tomber. Ces dernières se sont vite transformées en vraie pluie tropicale. Le guide a sorti les serviettes de bain, et tout le monde s'est abrité tant bien que mal. Heureusement, comme toute pluie tropicale qui se respecte, celle ci n'a pas duré bien longtemps, et le temps que nous arrivions à notre premier arrêt, le beau temps avait refait son apparition. Des arrêts, nous en ferons quatre.
Arrêt 1 : Les Raies
Pas des mantas malheureusement, mais de sympathiques raies pastenagues malgré tout. Ces belles créatures marines ont normalement un dard dans le dos. Pas ici où les guides viennent les casser régulièrement pour éviter les accidents car, comme les queues des lézards les dards repoussent. Il faut dire que nos amies volantes sont loin d'être timides, mais plutôt câlines. Le fait qu'elles soient nourries doit aider leur coté tactile à y réfléchir.
À peine arrêtés, nous voilà tous à l'eau, armés de masque, tuba, palme et de mon appareil photo maintenant équipé d'un caisson étanche. Avouons le, les premières fois qu'une raie vient vous frôler les pieds/jambes/dos/fesses sans que vous vous y attendiez, ça fait peur. En fait, en y réfléchissant, même après que ça vous soit arriver plusieurs fois, si vous ne l'aviez pas vu venir et si vous ne savez pas exactement d'où il vient, un contact sous l'eau, ça fait peur (ou c'est juste moi?). Mais après un moment, on se détend, on prend ses aises, et on en vient à courir - enfin palmer - derrière les raies pour aller les caresser. Si vous êtes chanceux - ou avec un poisson à la main - vous pourrez même avoir le droit à un véritable câlin.
Autour de nous, quelques requins à pointe noir, de petite taille et sans le moindre esprit vindicatif à l'égard des humains. Ce n'est pas la première fois que j'en croise maintenant, mais encore une fois, les premières minutes, j'ai du mal à les lâcher des yeux, au cas où l'un d'eux s'approcherait d'un peu trop près. Mais ils gardent leurs distances, nageant aux alentours de notre groupe sans jamais s'en approcher réellement.
Notre guide en fameux paréo traditionnel
Avoir l'occasion de s'approcher aussi près de ces créatures est une expérience magique qui vaut à elle seule de participer à l'excursion. J'aurais voulu rester là pendant des heures, mais malheureusement, on m'a un peu forcé la main et j'ai dû regagner le bateau.
En parlant de forcer la main à remonter sur le bateau, ça me rappelle une autre histoire. Allez, je fais un détour dans mon histoire, parce que c'est drôle quand même. J'ai emmené ma coloc et une bonne amie à moi faire leur baptême de plongée. C'était très sympa, elles ont adorés et moi je suis ravie d'avoir pu faire partager une de mes passions. Bref, fin de plongée, on arrive en dessous du bateau. Il faut savoir qu'à cet endroit là, il y a énormément de poissons. Pendant toute la plongée, j'étais tranquillement à suivre de mon coté, n'ayant pas besoin d'être particulièrement encadrée par rapport aux deux autres. Bref, sur la fin, j'étais tranquille au fond avec mes amis les poissons et pas la moindre envie de remonter. Les autres remontent, et moi je reste au fond encore un peu, juste histoire de profiter. Mais voilà t'il pas le moniteur qui descend en apnée pour venir gonfler mon gilet et me faire remonter de force. Je suis arrivée à la surface avec les bras croisés sur le torse et la moue boudeuse. Puis on a repris nos bêtises avec les amies alors c'est vite passée.
Voilà, c'est raconté, on revient à nos moutons. Enfin nos raies. Juste à temps pour que le bateau redémarre et nous amène à notre arrêt suivant.
Arrêt 2: Le Jardin de Corail
Ici, pas de raies ou de requins, mais une multitude de poissons qui vivent dans les coraux. Ayant des goûts de luxe jusque dans le monde sous marin, j'ai été déçue de ce jardin de corail dont tout le monde parlait. Il regorge de poissons, ça je ne peux pas le nier. Mais les coraux sont tous gris (morts?). J'ai été habituée à des coraux plus vivants et colorés. Je vous jure, j'ai été mal habituée ! L'endroit reste sympathique et je me suis bien amusée avec mon appareil photo, notamment avec des petits films. Malheureusement, une douleur dentaire m'a forcé à remonter sur le pont plus tôt que prévu - plombage provisoire en place et j'aimerais qu'il y reste donc j'essaye d'y aller mollo.
Poissons partout !
On finit par repartir vers notre avant dernier arrêt...
Arrêt 3: Les Requins
... et pas des moindres !
On franchit la passe, quittant la sécurité du lagon pour aller découvrir les grands fonds de Bora à la rencontre des requins. Ici, pas d'inquiétude, il n'y a que des requins pacifiques (pointes noires et citrons pour les curieux) qui ne croquent pas dans le touriste. C'est donc en confiance que l'on saute à l'eau. Enfin, ça dépend qui. Il faut avouer qu'en quittant le lagon, on quitte également ses eaux limpides. Au premier abord, l'eau bleu profond, c'est qu'on a plus l'habitude, ça effraye presque. Et pourtant, une fois à l'eau, l'eau est toujours aussi transparente et on voit le fond 12m plus bas, pas d'inquiétude à avoir de ce coté là donc ! Plus du coté des requins qui sont pour le coup nombreux. Pour cette fois, on manque de chance, les requins citrons, un peu plus gros que les pointes noires ne sont pas présents. Dommage, ces derniers sont plus tranquilles, plus impressionnants et les plus courageux peuvent visiblement aller leur tâter les ailerons.
Mais peu importe qui est là ou n'est pas là, des requins sont présents et c'est tout ce qui compte, après tout, c'est pour eux qu'on est là. Avec les requins, il y a également un nombre impressionnant de touristes. Ça, je m'en serais bien passé. L'eau est bondée et il est parfois difficile de vraiment profiter quand tu es à cinq à regarder le même requin. De plus, ces derniers sont restés hors d'atteinte et je n'en ai donc pas vu de vraiment près - est-ce vraiment dommage, je ne sais plus. Toujours est-il qu'armée de mon appareil photo, j'ai pu nager à toute vitesse derrière eux pour essayer de les prendre en photo.
Encore une fois, c'est avec regret que j'ai dû sortir de l'eau, j'avais encore tant de requins à poursuivre et essayer de photographier. Il ne me restera plus qu'à revenir parce que le bateau s'en va et je ne veux pas rater l'arrêt suivant:
Arrêt 4: Buffet Polynésien sur un motu !
On arrive sur un petit coin de paradis. Je n'ai presque aucune photo de l'endroit ou du repas parce que j'étais trop occupée à juste halluciner et imaginer ma vie future sur cet îlot incroyablement mignon, au calme mais avec une eau d'une couleur splendide et un peu de végétation. Le buffet est composé de poisson grillé, de poulet au barbecue, du riz et, ma nouvelle passion qui va décidément bien me manquer quand je serais partie: le poisson cru au lait de coco. Je n'aime ni le poisson cru ni la coco, mais les deux ensemble, c'est juste merveilleusement bon. Je vous oblige tous à prêter serment de tester si vous venez un jour en Polynésie ! Pour le dessert, fruits coupés et pain coco, une merveille ça aussi.
Les assiettes sont faites de feuilles de palmier tressée, et tout le monde se sert et se ressert à volonté. Plusieurs tables sont installées sur le motu, dont une les pieds dans l'eau et chacun se place où il veut. Ensuite, nous avons trouvé avec l'amie avec qui j'étais un transat en bois pour deux, à l'ombre et on s'est autorisé une petite sieste. Trop dur la vie !
Pour finir, on a eu le droit à une démonstration d'ouverture de coco avec juste un bâton, et une explication sur tous les usages de la coco, et il y en a beaucoup ! Ficelle avec les fibres à l'intérieur, feu avec les poils extérieurs, boisson avec le jus et nourriture ou lait avec la chair. On a également eu une démonstration de grimpage de cocotier. Ici, il s'agit d'un vrai sport, et il y a même des compétitions de vitesse tous les ans ! Il y a aussi des compétitions de portage de rocher: il faut soulever une grosse roche d'une centaine de kg je dirais et la monter sur son épaule le plus vite possible. J'ai vu ça à la télé, c'est... intéressant. Mais le guide était vraiment rapide pour monter en haut de l'arbre, c'est assez impression à voir.
Notre guide pour cette journée
La journée se finit et c'est le coeur bien lourd que l'on dit adieu à notre future maison et à cette journée décidément bien remplie et tout simplement incroyable. Il n'est pas exclus que je refasse l'excursion dans quelques mois vu à quel point elle m'a plu !
Sur ces belles paroles, je vous dis...
Nana !
Mais quand cela va t il s'arrêter? Tu vas finir par nous énerver.
RépondreSupprimerBizz à toi et tes poissons.